Désinfectez les outils de taille

Sécateur Felco

Pourquoi désinfecter ?

Les végétaux peuvent être infectés par des maladies cryptogamiques (dues à un champignon), bactériennes ou virales.

Lorsqu'un outil entre en contact avec un végétal malade, il peut être contaminé.

En utilisant le même outil sur un végétal sain, vous pouvez le contaminer à son tour. La blessure générée par la taille favorise l'accès et l'implantation de la maladie.

On ne repère pas toujours visuellement les végétaux contaminés. Il est donc essentiel de désinfecter son matériel de manière systématique.

Quels outils sont concernés ?

Tous les outils qui entrent en contact avec la sève, principalement les outils de coupe : sécateur, ébrancheur, hachette, serpette, couteau, cisaille, taille-haie, tronçonneuse, tondeuse...

Comment désinfecter ?

C'est tout simple : avec de l'alcool à brûler ou de l'alcool à 90°.

Passez régulièrement un chiffon imbibé sur vos outils, par exemple à chaque nouveau massif ou arbre/arbuste.

Nettoyez et désinfectez à nouveau vos outils après la taille, avant de les ranger.

Essai de gants pour le jardin à petit prix

C’est l’automne et c’est la période des travaux d’entretien au jardin !

Alors, une fois n’est pas coutume, j’aimerais vous faire part d’un produit dont je suis satisfait : des gants de jardinage. (Je précise que je n’ai pas d’action dans la marque !)

Attention

Portez toujours des gants adaptés à votre activité au jardin pour vous protéger des salissures, mais surtout des pointes, épines, coupures, etc. des outils et des végétaux !

 

Il existe de très nombreux gants, à tous les prix, plus ou moins destiné à une tâche en particulier…

En tant que paysagiste, j’ai éprouvé plusieurs modèles, pour toutes sortes de travaux de jardin : plantations, taille, outils manuels (pelle, bêche, binette…) ou thermiques (taille-haie, trancheuse…).

Après avoir troué quelques paires de gants, j’ai trouvé les gants Gripro de la marque Rostaing :

Gants Gripro Rostaing

Vous les trouverez autour de 3,90€ la paire en magasin de bricolage.

Voici les avantages que je leur trouve :

  • Polyvalents : ils servent pour tout type de travaux. Attention : la manipulation de certains engins demandent des gants plus adaptés.
  • Respirant : le dos de la main est en tricot polyester, on peut les porter longtemps sans gêne.
  • Étanches : on peut manipuler la terre.
  • Confortables : élastiques et ajustés, ils épousent bien la main et ne glissent pas. Moins de risques d’ampoule !
  • Bon grip : la paume en latex permet de bien agripper les outils.
  • Facilement lavables à l’eau et au savon.

Il ne me reste qu’un point à déterminer : la durabilité. J’attends de voir comment le tricot et le latex vont réagir aux travaux répétés, notamment sur les bords et les jonctions latex/tricot.

Quoi qu’il en soit, ils sont pour le moment un excellent rapport qualité/prix !

InformationEssayez toujours les gants avant de les acheter ! Ils doivent être adaptés à votre morphologie : ni trop serrés (désagréables à porter, mauvaise circulation…), ni trop lâches (mauvaise tenue des outils, frottements…)

Mise à jour (22/10/2015) : Après une bonne semaine d’utilisation intensive et un lavage, le latex se décolle par endroit ; notamment entre le pouce et l’index. Rien de gênant pour le moment, mais on voit que ça le deviendra, à terme. Le reste du gant est toujours en très bon état.

C’est un gant qui fera au moins la saison (plus, si vous l’utilisez de façon occasionnelle) et qui vaut largement certains gants de « jardin » vendus bien plus chers (10€ ou plus). A mon sens, un très bon rapport qualité/prix.

Cochenilles

Anti-cochenilles bio

Dactylopius_coccus_(Barlovento)_04_ies

 

Qu’est ce qu’une cochenille et comment les reconnaitre ?

Les cochenilles sont de tailles et de formes très variées. Celles qui parasitent vos plantes sont toujours des femelles ! Les mâles, souvent plus petits, ne vivent que quelques jours et sont destinés uniquement à la reproduction.

On rencontrera le plus souvent, sur nos balcons et terrasses, la « cochenille farineuse ». Facile à reconnaitre, elle sécrète une protection blanchâtre ou légèrement rosée, un peu cotonneuse. En se regroupant, elles forment un amas bien visible.

D’autres, moins visibles, se cachent sous des boucliers cireux qui les trahissent. Elles se plaquent contre la feuille ou l’écorce et ressemblent à une simple petite « bosse » et sont plus isolées que leurs cousines farineuses.

Dans tous les cas, les cochenilles sont des insectes « piqueurs-suceurs ». Ils se nourrissent de la sève de leur hôte et produisent un miellat qui, en s’écoulant le long des feuilles, bloque la photosynthèse et peut entrainer l’apparition de fumagine (une pellicule noire, provoquée par une moisissure, très courante sur les oliviers ou les lauriers roses [Photo ci-dessous]).

 

Conditions favorables à la cochenille

Les cochenilles apprécient la chaleur et l’humidité.

Fumagine

Dans notre région, on les retrouvera donc en extérieur dès le printemps, jusqu’à tard dans l’automne. Elles sont présentes toute l’année en intérieur. Attention donc quand vous rentrez vos plantes pour l’hiver à ne pas en ramener à l’intérieur !

Ici (à Mauguio), si la chaleur est bien présente en été, on pourrait penser que l’humidité fait défaut aux cochenilles. Elles savent pourtant tirer parti des zones fraiches telles que le pied des massifs régulièrement arrosés et dont la terre reste humide.

Leur reproduction est très rapide.

Pensez à surveiller les espaces confinés et humides. Vérifiez l’intérieur des plantes, la base des branches et sous les feuilles.

 

Dégâts

Bien qu’il soit rare qu’un hôte meurt de la seule présence de cochenilles, celles-ci peuvent provoquer des dégâts importants : dépérissement des rameaux, arrêt de la floraison, décoloration des feuilles… De plus, le miellat qu’elles produisent bloque la photosynthèse.

Elles peuvent aussi transmettre des maladies par l’intermédiaire de leurs piqûres.

 

Anti-cochenille bio « maison »

A cause de leur carapace cireuse, les insecticides et traitements aqueux sont inefficaces et « glissent » sur les cochenilles. C’est pourquoi il faut ajouter un « agent mouillant » tel que le savon noir. Voilà un exemple recette toute simple et efficace :

Recette :

Mélangez à 1L d’eau :

  • 1 cuillère à café (~5mL) de savon noir
  • 1 cuillère à café d’alcool à brûler
  • 1 cuillère à café d’huile végétale

En fonction de la zone à traiter, vous pouvez appliquer ce produit au chiffon, au pinceau ou au pulvérisateur.

Le produit ne se conserve pas, ne faites que ce dont vous avez besoin.

Dès les premiers signes, ne laissez pas la situation empirer et traitez rapidement.

 

Traitements alternatifs

D’autres traitements sont possibles :

  • Les huiles blanches, en cas de surface importante à traiter. C’est un traitement d’hiver, vendu sous le nom d’anti-cochenilles ou d’huile insecticide, utilisable en agriculture biologique. Attention, ne pas utiliser sur les cactées.
  • Les prédateurs naturels tels que les coccinelles, que l’on peut trouver dans le commerce.
  • En dernier recours, les insecticides peuvent être efficaces. On évitera les produits systémiques et de longue durée, qui tuent également les insectes utiles.

En cas d’infestation importante, coupez et brûlez les parties concernées.